Maternage proximal

Le co-allaitement

Yanis n’avait même pas 20 mois quand je suis tombée enceinte, il tétait encore et ce n’était pas question pour moi d’arrêter l’allaitement à cause de ma grossesse. J’avais même peur d’un sevrage induit.

Allaitement pendant la grossesse :

L’allaitement s’est poursuivi tout au long de la grossesse. Il y a eu une grosse baisse de lactation à 4 mois de grossesse, il a alors réduit considérablement les tétées. Il s’est sevré de nuit (très appréciable..) et il est passé à 3-4 tétées par jour.

Les tétées étaient de plus en plus douloureuses mais je serrais les dents. Vers 7 mois de grossesse, les douleurs étaient très fortes surtout au début et je ne pouvais m’empêcher de laisser échapper un petit cri de douleur au moment de la prise du sein. Yanis a vite compris qu’il me faisait mal et a arrêté les tétées pendant quelques jours. J’ai cru que c’était fini mais finalement, après 10 jours, il a voulu reprendre.

C’était très limité, tétées le matin, le soir et quelques fois au réveil de la sieste, quand le réveil était difficile.

Début du co-allaitement

Pour la petite histoire, c’est une tétée d’endormissement de Yanis qui a déclenché les 1ères contractions de travail 😍
La naissance de Liam s’est bien passée, un accouchement physiologique mais nous avons été séparé un peu plus d’une heure à cause d’un passage au bloc pour une révision utérine..🙁 Il a beaucoup pleuré en m’attendant malgré le peau à peau avec papa.
Au final, 1ere tétée un peu plus de 2h après sa naissance. Il a tout de suite très bien tété et j’ai eu une montée de lait rapide, en 36h. Merci au travail de Yanis qui a bien préparé ce nouvel allaitement 😃.

Un démarrage d’allaitement idéal avec une bonne prise de poids.
Après l’accouchement, Yanis n’avait pas réclamé de tétée, j’ai pensé qu’il arrêterait, laissant la place à son frère comme ça arrive parfois.
Puis, 15 jours après, j’ai voulu m’occuper de nouveau du coucher de Yanis, comme avant, pour passer un moment rien qu’avec lui. Et lorsque nous avons fini de lire l’histoire, il a demandé une tétée, comme avant.. Je me souviens que mes larmes ont coulé d’émotions, il n’avait que 29 mois je le trouvais encore petit pour être sevré. Lui était ravi d’avoir du lait qui coule à flot !

Petit à petit, il a réclamé de plus en plus de tétées. Les co-tétées étaient assez rares, c’était assez complexe de trouver une position pour les placer tous les 2 et puis je trouvais que c’était un moment privilégié à partager en solo avec eux.
Rapidement, j’ai trouvé plus simple de réserver un sein pour chaque enfant. J’en ai un qui produit plus donc il était pour Liam.

Après quelques mois, j’ai voulu réduire le nombre de tétées de Yanis car ça devenait difficile pour moi de suivre le rythme. J’ai imposé un maximum de 4 tétées par jour (reveil, sieste, réveil de la sieste et coucher) avec un bonus les jours où il en avait vraiment besoin. Par exemple, quand il est entré à l’école, il n’y allait que le matin et il avait besoin d’une petite tétée de réconfort à la sortie de l’école. Pendant 1 mois environ, il en a eu besoin et après c’est passé.

Lorsqu’il a arrêté de faire la sieste, vers 3 ans et demi, il est donc passé à 2 tétées par jour (matin et soir).

Le coallaitement aura duré près de 2 ans, jusqu’au sevrage naturel de Yanis à 4 ans et 3 mois.

Liam lui s’est sevré assez brutalement à 34 mois. Lors d’un séjour en Espagne, Yanis et Liam ont attrapé tous les deux des aphtes. Ils en avaient plein, des gros aphtes qui faisaient de grosses plaies dans toute la bouche et sur la langue. Ils n’arrivaient plus à manger. Pour Liam, même téter était douloureux donc il ne voulait pas. C’est passé au bout de 5 jours et il n’a plus jamais voulu téter. Il avait presque 3 ans donc les tétées étaient déjà réduites à 2-3 par jour mais après cet épisode, il n’a plus voulu téter, c’est probablement qu’il était prêt pour être sevré.

Mon avis sur le co-allaitement

Clairement, mise à part mon mari qui m’a toujours soutenu, tout le monde était contre ce co-allaitement. Que ce soit la famille, les amis, les médecins, ma sage-femme, tout le monde m’a fortement incité à sevrer Yanis pendant la grossesse.

L’idée reçue principale est que le grand va prendre tout le lait et que le bebe n’en aura pas assez.

C’est bien entendu complètement faux. Le corps s’adapte et le lait produit est adapté au plus petit. Si un autre enfant tète, le corps produira plus tout simplement. C’est la loi de l’offre et de la demande. Notre corps ne produit pas une certaine quantité de lait prédéfinie, il produit en fonction des besoins, c’est avec la stimulation, avec le nombre de tétées qu’il détermine quels sont les besoins et il produit en conséquence.

Je vous partage la courbe de poids de Liam pour prouver qu’il ne manquait pas de lait ! 😅

Personnellement, j’ai trouvé que c’était une expérience magnifique, très enrichissante.

Cela m’a permis de garder un lien fort avec Yanis malgré l’arrivée de son petit frère et ça, c’est très important pour moi.

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